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Les clefs d'Or

Rue des ArchivesRue des Archives

L'actuelle rue des Archives, longue de près de 900 mètres débutant rue de Rivoli et se terminant rue de Bretagne, est formée par la fusion de plusieurs rues moyennageuses, excepté la section nord, de la rue de Portefoin à la rue de Bretagne, tracée en 1806 sur l'emplacement de l'hopital des Enfants Rouges. Cette rue, emblématique du Marais est l'occasion d'une agréable promenade vous permettant de découvrir la richesse architecturale du quartier, passé, présente et à venir.
 
Emprunter la rue des archives permet d'évoquer en premier lieu la Ville Neuve du Temple, qui apparut aux abords de l'enclos du Temple, lequel, dès le 12ème siècle acquit une grande puissance en raison de sa richesse financière et foncière. Il administrait, en particulier, le trésor royal et faisait office de banque pour les Princes. Les Templiers bénéficiaient en outre de deux privilèges qui était le droit d'asile et le droit de franchise. Ils avaient notamment la capaicité de soustraire à la justice toute personne qui se refugieait dans leur enceinte. L'emplacement de l'enclos, aujourdhui disparu, se situait grossièrement entre l'actuelle rue du temple, la rue de Bretagne et la rue Caffarelli.
 
Dès le 13ème siècle, les Templiers décidèrent de créer une ville neuve entre l'enclos et l'enceinte de Philippe Auguste. Les Templiers disposaient en effet du droit de voirie comme celui de faire garder leur terre par les serfs, rendant ainsi les terres plus sures. C'est dans ce contexte de fort développement économique que fut mis en place, dès 1282, un réseau de 9 rues larges de 4 toises, soit 7,80 m. Huit rues parallèles entre elles, étaient perpendiculaires à l'axe central dessinée par l'actuelle rue des Archives.
 
La section de la rue des archives tracées vers 1282 lors du lotissement de la Ville Neuve s'étendait de la rue Portefoin à la rue des Francs-Bourgeois.
Découvrons ensembles les principaux batiments et demeures chargées d'histoire bordant cet axe clé du Marais.

En vous promenant le long de cette rue, du Nord (au départ de la rue de Bretagne) au sud (en direction de la Seine), à l'angle du 83/90 rue des archives et du 2 rue Portefoin existait un hôpital aujourdhui disparu portant le nom d'Hôpital des enfants rouges, accueillant les orphelins sous l'ancien régime. Supprimé par Louis XV, il devint l'hôpital des enfants trouvés, avant d'être définitivement fermé et dementelé. Seul subsiste le nom des enfants rouges, aujourdhui rattaché à l'un des plus anciens marchés du quartier. Voir le reportage sur le 400ème anniversaire du marché http://www.parismarais.com/newsletter/2015_11_09/marche-des-enfants-rouges.html
 
Au 78 de la rue des Archives se dresse l'Hotel de Tallard, édifié par l'Architecte Bullet (1639 - 1716, le même que celui de la port Saint Martin), et qui conserve un élégant escalier et de beaux médaillons figurant les saisons sculptés dans les ecoinsons des arcades. A quelques mètres l'hôtel Jacques de Molay, rénové en 2015 accueille chaleureusement les visiteurs du Haut-Marais. http://www.parismarais.com/fr/hotels-du-marais/hotels-de-caractere/hotel-jacques-de-molay.html
 
Au 72, 74, 76 de la rue des Archives, une série de somptueux hotels furent édifiés entre 1642 et 1647, dont l'Hotel Le Peletier de Souzy, l'Hotel Tallemant, composé d'un corps de logis, large de 4 travées et haut de 2 étages et l'Hotel de Villefix, construit entre cour et jardin. Ce dernier fut considérablement modifié et altéré au cours du 19ème siècle.
 
Au 70 de la rue des Archives, l'Hotel de Montescot a su garder son élévation d'origine, à savoir 3 étages pour le corps de logis, 2 étages pour l'aile sud ainsi que son jardin. Notez notamment le portail comportant un tympan perçé d'un oculus.
 
Au 62, l'hotel de Mongelas, édifié en 1705, probablement sur les plans de Jules Hardouin - Mansart, hebergea la Bijouterie Murat de 1861 à 1965, avant de devenir, en 2002 l'annexe du Musée de la Chasse, sis dans la demeure mitoyenne.
 
Au 60 de la rue des Archives; l'Hotel de Guenegaud des Brosses, actuel Musée de la Chasse, fut rebati en 1651 -1653 par François Mansart. L'hotel fut investi dès le 19ème siècle par diverses entreprises commerciales avant d'être racheté par la Ville de Paris en 1961 qui le restaura. C'est le seul hotel particulier de Mansart intégralement conservé à Paris. Il constitue l'exemple même de la belle demeure du 17ème siècle. L'hotel se compose d'un corps de logis principal entre cour et jardin, de 2 ailes en retour vers la rue et d'un corps d'entrée percé d'un portail. Ce musée renferme aujourd'hui de beaux tableaux de Maitres tels que Desportes, Oudry, Chardin ... sur le thème de la chasse ainsi qu'une belle collection d'animaux naturalisés.
 
Au 53 de la rue des Archives (à l'angle avec la rue des Haudriettes), notez la fontaine de style néo-classique, représentatif du gout à l'antique de l'époque (1765), ornée d'une naiade.

Au 49 de la rue des Archives (à l'angle de la rue Braque), se trouvait l'Hotel de Navonne, détruit en 1925 pour édifier une usine de distribution électrique.
 
Les Archives Nationales constituant un imposant quadrilatère situé entre le 58 rues des Archives, le 87 rue vieille du temple, le 1-13 rue quatre-fils et le 54-60 rue des Francs Bourgeois, furent appelées le "chantier du temple". Cet espace correspond aujourdhui à la réunion de 7 hotels historiques réunis autour dun grand jardin intérieur, d'une richesse architecturale unique dans le quartier:

L'hotel de Clisson, puis de Guise, constitue la plus ancienne des demeures du quadrilatère. Sa porte fortifiée, toujours visible de nos jours, constitue un exemple unique de l'architecture privée au 14ème siècle à Paris.

L'hotel de Soubise, doté d'une immense cour d'honneur, sur le modèle de celle de l'Hotel du Grand Prieur du Temple, se termine en hémicycle. L'hotel de Soubise ainsi que l'hotel de Rohan furent saisis après l'émigration de la Princesse de Guemenée, fille du Maréchal de Soubise. En Juillet 1789, l'Assemblée se préoccupa de la conservation de ses archives qui reçurent en septembre 1790 l'appelation d'archives nationales. Aujourdhui il est possible de visiter les appartements de la Princesse, chef d'oeuvre de Boffrand et de Natoire.

 En poursuivant votre promenade rue des Archives en direction de la Seine, vous passerez devant un emplacement cher à la Littérature française puisque c'est au niveau du 25-27 de la rue que Victor Hugo situa la résidence du fameux héros Jean Valjean dans "les Misérables". (Si vous avez le temps, allez visiter la Maison de Victor Hugo situé place des Vosges, aujourdhui, devenu musée de la Ville de Paris).
 
Dans un autre registre, au 34 de la rue, se situe le "Building worshop" de Renzo Piano, à 2 pas du Centre Georges .Pompidou, qui en fut l'un des architectes avec Rogers.
 
Depuis la fin du 20 ème siècle, le secteur de la rue des archives, vieilles du temple et Sainte Croix de la Bretonnerie est devenu le point d'ancrage de la communauté gay. Ainsi le 1er bar gay a ouvert en 1968 rue du Plâtre. L'Open situé à l'angle de la rue des archives et Sainte Croix de la Bretonnerie est aujourdhui un passage obligé pour qui veut bien commencer la soirée et prendre un verre dans une ambiance conviviale. Le Spyce, à deux pas, est à voir également.

Au 20 - 24 de la rue des archives, vous passerez devant l'eglise des Billette, dont le cloitre, dans un style flamboyant, datant de 1427, constitue un témoignage intéressant de l'architecture moyennageuse à Paris.

Enfin, à l'angle de la rue des Archives et de la rue de Rivoli, face à l'Hotel de Ville, se dresse l'un des Grands Magazins preferés des Parisiens, à savoir le BHV, dont les fondateurs Cognacq - Jay ont legué une fabuleuse collection d'oeuvres d'art (du 18ème), aujourdhui visible au sein du Musée Cognacq-Jay, musée de la ville de Paris, situé rue Elzevir dans le Marais.
 
A report by : Arnaud Sellier © parismarais.com 2012

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