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mardi 16 juin 2020 - Dernière minute

Questions Tourisme à Pacôme Rupin, candidat à l’élection municipale à Paris Centre pour La République En Marche.

Questions Tourisme à Pacôme Rupin, candidat à l’élection municipale à Paris Centre pour La République En Marche.

Rencontre entre Pascal Fonquernie, fondateur de parismarais.com avec Pacôme Rupin, député du 4ème arrondissement de Paris, candidat à l’élection municipale de Paris Centre pour La République En Marche.

Nous nous retrouvons ce lundi 15 juin pour déjeuner à "la Place Royale", une de nos adresses préférées du Marais qui vient juste de rouvrir. Une très belle table sous les arches de la merveilleuse place des Vosges. Pacôme Rupin est originaire de Touraine et nous évoquons les belles adresses de cette région qui a tant en commun avec le Marais, puisqu’elle fut aussi lieu de résidence des rois de France. Il vit près de la place de la Bastille et connaît parfaitement le Marais, son patrimoine et sa diversité sociologique qui fait toute son originalité.

Le tourisme est la première activité économique qui subit de plein fouet la crise du covid et ses conséquences économiques dramatiques. Pacôme Rupin veut être un maire de Paris Centre à plein temps, et souhaite particulièrement s’engager sur ces sujets. Discussions et échanges remplacent les traditionnelles questions, mais nous abordons également l’ensemble des sujets qui préoccupent les acteurs touristiques.

 

« Le plan de relance d’Anne d’Hidalgo pour le tourisme n‘est pas du tout à la hauteur des enjeux », nous dit-il. « Nous, à LREM, sommes les seuls à proposer un plan Marshall pour le tourisme au niveau national et mais aussi parisien. Pour Paris, nous prévoyons une enveloppe budgétaire de 500 millions d’euros, à la hauteur des enjeux et du budget annuel de la ville de Paris qui est de 9 milliards. »

« Les terrasses temporairement élargies peuvent permettre de soutenir la reprise des restaurateurs dans le contexte actuel. Elles peuvent néanmoins aussi parfois prêter à des abus. Nous sommes les premiers à revendiquer de vouloir concilier les besoins de soutien aux restaurateurs et la tranquillité des habitants, l’un ne doit pas s’opposer à l’autre. Notre méthode, c’est avant tout la médiation organisée par les élus locaux entre riverains et gérants d’établissements, quand c’est nécessaire. Cela fonctionne dans l’immense majorité des cas, comme j’ai pu sans cesse en faire l’expérience. Le deuxième point, c’est le respect des règles. Si aucune solution ne peut être trouvée entre riverains et gérants et que ces derniers ne respectent pas les règles, alors il doit y avoir sanction. Cela concerne une très petite minorité des gérants d’établissement, et cela ne doit pas avoir de répercussion sur l’activité et l’image de tous ceux qui adoptent un comportement raisonnable et respectueux. »

Pacôme Rupin rejette l’idée d’organiser et de mettre en place une distinction entre rues calmes, résidentielles, préservées et sans commerces d’une part, et rues festives avec beaucoup d’activité économique d’autre part. « C’est contraire aux principes de l’urbanisme moderne qu’avait inventé Haussmann, à savoir : faire vivre dans un même immeuble et une même rue des commerces, des artisans, des habitants de milieux sociaux différents, des familles fortunées et des personnes plus modestes. La richesse apportée par cette mixité est inestimable et doit être encouragée. Les ghettos ne sont jamais des solutions. »

Question démocratie participative locale : « Nous pensons que les concertations sont utiles et que tout le monde peut avoir des idées, en premier lieu les riverains et habitants des quartiers en question. Je suis très attaché à la démocratie locale et au renouvellement de son exercice à Paris. Néanmoins, sur des sujets pointus comme le tourisme et l’urbanisme, quand il s’agit de passer à l’action, il faut laisser faire les professionnels et les experts, sinon on aboutit à des solutions médiocres… »

Et l’accueil des touristes ? « Les points d’accueils touristiques doivent être multiples. La Mairie du 3e s’apprête à devenir la Mairie de Paris Centre, après le regroupement de nos arrondissements, mais nous voulons conserver dans chacune des anciennes mairies un guichet unique pour les habitants et tous les services administratifs de proximité pour la population. Nous pourrons également y installer des pôles d’accueil pour les visiteurs et touristes.

Par ailleurs, nous prévoyons une réaffectation thématique précise de chacune des anciennes mairies. Ainsi, la mairie du 1er deviendrait un centre dédié à la sauvegarde du patrimoine, où tous les services de la ville dédiés au patrimoine ainsi que les associations de patrimoine, seraient regroupés. Cela aurait particulièrement du sens dans ce lieu à la richesse patrimoniale remarquable et situé face au Louvre. La Mairie du 2e deviendrait un pôle regroupant les services dédiés au logement (notamment, à la lutte contre les locations touristiques illégales, ou au recensement des logements vacants pour les remettre sur le marché de la location) et au maintien des familles dans Paris Centre. La Mairie du 4ème deviendrait un conservatoire de musique, avec des espaces pour les associations culturelles et musicales, et en lien avec les écoles publiques du secteur et le développement de classes à horaires aménagés autour de la vie culturelle et musicale. »

Et les gaspillages et doublons dans la promotion du tourisme parisien ? « Dans le tourisme, comme ailleurs, l’action de la mairie de Paris est très mal gérée et il y a beaucoup de gaspillages. Je serais volontiers favorable à des regroupements entre l’OTCP (Office du Tourisme et des Congrès de Paris) et le CRT (Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France) en impliquant tous les acteurs touristiques publics et privés du Grand Paris et de l’Ile de France sous une entité fédératrice qui coordonnerait les actions de communication en évitant les doublons. Aucune collectivité territoriale ne devrait être oubliée. »

« … Le classement parisien entre zones touristiques et zones non touristiques n’a plus de sens aujourd’hui… c’est la prime aux quartiers déjà connus et la concentration des touristes dans ces quartiers. Je réfute le concept de « surtourisme » : il n’ y a pas trop de touristes, mais ils sont mal répartis, toujours orientés vers les pôles d’attractivité classiques et commerciaux, dont le marais qui est saturé les weekends, rue des Francs Bourgeois ou rue Vieille du Temple par exemple… Il n’y aucune volonté ni réflexion politique de la mairie actuelle d’attirer des touristes ailleurs dans Paris, en grande partie en raison de choix idéologiques. Cela n’existerait pas si tout Paris était classé zone touristique !  Il y a des merveilles à découvrir dans de nombreux quartiers, et n’est-il pas idiot de sanctionner des petits commerçants d’autres quartiers parce qu’ils ouvrent le dimanche ? »

« … Même si l’on reste à proximité immédiate du Marais, dans le 4ème arrondissement par exemple, dans le village St Paul, aucune action de communication n’a été menée depuis 20 ans pour y doper le tourisme et y attirer des visiteurs. Les boutiques se meurent ou vivotent… Cela doit donc être repensé, il doit y avoir une vraie stratégie culturelle et commerciale. »

Et la promotion de Paris « Gay friendly » comme le fait Vienne depuis 25 ans et Londres depuis 40 ans ? « Pour ce qui concerne le tourisme LGBT dans le Marais, quartier emblématique de la diversité, les volontés de la majorité municipale actuelle sont bien faibles. La Mairie n’a pas eu l'idée, comme à Londres, de protéger certains lieux LGBT patrimoniaux. On se contente de faire du mémoriel et de l’affichage, par exemple peindre des bandes arc-en-ciel sur les passages cloutés pour se donner bonne conscience et drainer le flux de clients potentiels vers les grands lieux commerciaux du quartier, sans se projeter vers l’avenir ni développer une politique globale cohérente. Il faut réfléchir à comment conserver cette dimension LGBT du quartier, notamment en protégeant les petits commerces LGBT des flambées des loyers commerciaux. Je veux créer une société d’économie mixte spécifique à Paris Centre qui aura vocation à intervenir pour permettre le maintien des petits commerces, notamment en investissant des fonds publics et privés dans des baux à loyer modéré. »

Question qui préoccupe les habitants : le surnombre de logements AirBnb. « Aujourd’hui, la loi est claire : à Paris, seules les résidences principales peuvent être louées en location touristique de type AirBnb, et dans la limite de 120 jours par an maximum. Les locations de résidences secondaires, et toutes les locations au delà de 120 jours par an sont interdites.

Il n’ y a pas assez d’hôtels à Paris, les propriétaires ont le droit de louer leur propre logement, et je suis favorable à l’autorisation de louer son appartement dans la limite de 120 jours annuels, car assumer la propriété et l’entretien d’un appartement à Paris, et encore plus dans le centre, c’est de lourdes charges d’entretien et des réparations constantes. Les locations saisonnières bien encadrées peuvent permettre aux habitants de recevoir un complément de revenu et de rester habiter dans des quartiers devenus chers. Elles dopent aussi le commerce, les commerces de bouche et les boutiques diverses de Paris Centre, dont une part importante de la clientèle est constituée de touristes.

L’enjeu, c’est donc de faire respecter strictement la loi et de combattre les locations touristiques illégales et ceux qui en font un véritable business. La Mairie de Paris ne fait rien pour assurer le respect de la loi. Elle se contente là encore d’un pur affichage politique, et prétend aujourd’hui vouloir organiser un référendum pour baisser le nombre de nuitées autorisées. Non seulement, cette proposition n’entre dans aucun cadre légal et ne ressort pas des compétences du Maire de Paris, mais c’est surtout totalement absurde : si la limite de 120 jours n’est déjà pas respectée par certains, à quoi sert-il de l’abaisser encore, si aucun contrôle effectif n’est réalisé ensuite ? En tout état de cause, baisser le nombre de nuitées autorisées ne remettra pas ces logements sur le marché de la location classique puisqu’il s’agit de résidences principales. Par ailleurs, les copropriétés ont déjà le pouvoir d’interdire les locations saisonnières dans leur réglement intérieur, même si il faut pour cela l'unanimité des votes.

Je le réaffirme : la priorité est donc au respect de la loi. Je veux pour ma part créer une brigade de contrôle spécifique à Paris Centre, placée sous la responsabilité du Maire de secteur, pour multiplier les contrôles sérieux, limiter les locations touristiques illégales, et sanctionner les abus, notamment en retirant du marché les annonces illégales ou les faire repasser vers le marché de la location classique. »

Un dernier commentaire? « Pour toutes les raisons évoquées ensemble et porter des solutions cohérentes et réfléchies face aux enjeux majeurs que nous connaissons dans le centre de Paris, j’encourage les habitants de nos arrondissements à se déplacer pour aller voter le 28 juin ! A Paris Centre, nous sommes arrivés en deuxième position, derrière la liste de Mme Hidalgo. Tout est encore possible ! J’encourage les habitants du centre de Paris à se réunir derrière notre liste pour s’engager dans une voie alternative à celle portée par la Maire de Paris dans nos arrondissements. »

 

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