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Les clefs d'Or

 

 

 

 

 

Musées du MaraisMusées du Marais

 

Guide des Musées de Paris

Le Marais est au cœur du Paris historique. L’essentiel de ce quartier, aujourd’hui protégé, fut édifié au cours du 17ème et 18ème siècle. A l’origine de l’histoire de Paris, il y a 2000 ans, cette zone, construite sur un terrain humide et instable, était particulièrement  insalubre. C’est de ces origines que le quartier tire son nom. Aujourd’hui, les 3ème et 4ème arrondissements couvrent le quartier du Marais. Il est devenu l’un des quartiers les plus recherchés de la Capitale et l’un des plus chers également. Au cours des 30 dernières années, la Mairie de Paris ainsi que le gouvernement ont œuvré afin d’améliorer la qualité du quartier et engager un programme de restauration et de réhabilitation des hôtels particuliers aristocratiques et des demeures remarquables qui jalonnent ce secteur, longtemps laissés à l’abandon.
Dans ce quartier, vous êtes à proximité immédiate des musées les plus remarquables de la capitale. Le premier à découvrir est sans nul doute LE musée Carnavalet, rue de Sévigné qui vous fera découvrir l’histoire de Paris. A travers de nombreux tableaux, meubles et objets divers, vous découvrirez l’évolution de Paris à travers les siècles, du moyen-âge au 19ème siècle. L’Hôtel Salé, aujourd’hui abritant le Musée Picasso, à deux pas, est à ne pas manquer. Si vous restez un peu plus qu’un week-end dans le quartier, voici quelques musées à découvrir également qui vous feront apprécier la diversité de l’offre culturelle parisienne. Les musées gérés par la ville de Paris sont gratuits. 

COURIR AVEC LES CERFS AU CŒUR DU MARAIS

Réouverture du Musée de la chasse au public, y compris, peut-être pour les amis des bêtes, par Paige Dorkins , traduit  de l’anglais par Arnaud Sellier. 
 
En février 2007, après deux années de fermeture, le musée de la Chasse et de la Nature ouvrait de nouveau ses portes pour révéler au public un travail de restauration complet et une présentation nouvelle de ses collections. Ne vous attendez surtout pas à découvrir un hommage poussiéreux à une culture machiste. Des lignes claires et une pierre blanche soulignent de subtils détails évoquant l’univers de la forêt : des rampes à main dans les escaliers évoquent des écailles, de la fourrure ou des griffes, un bouquet de bois de cerf jaillit du plafond, l’éclairage est tamisé… Les traditionnels trophées de chasses et les peintures classiques cohabitent harmonieusement avec des installations contemporaines. Un ours empaillé flottant dans une cloche, des colliers de chiens gravés d’or présentés dans un cabinet de curiosité, et une profusion de plumes de hiboux tapisse et façonne le plafond.

Chaque salon, en enfilade, invite le visiteur à réfléchir sur le sens profond et ancien, souvent mystique, de la relation existant entre l’humain et le monde sauvage, qui a été chassé, apprivoisé ou déifié.
Le salon du cerf et du loup évoque par exemple la symbolique médiévale dans laquelle le cerf est identifié au Christ et le Loup au diable. Cette expérience muséale est à la fois esthétique et touchante, mais en aucun cas anthropologique. Aucune tentative pour atténuer la réalité de la force brute et de la souffrance, ni tentative de rendre un hommage peu sincère à une pseudo indignation, politiquement correcte, de la cruauté de la chasse. Sous un tableau figurant une scène de mise à mort, un sanglier sauvage empaillé se dresse paradoxalement intact. Malgré l’intervention du taxidermiste, un sentiment d’impénétrabilité persiste. Le musée propose bien plus qu’une large sélection d’objets consacrés à l’art de la chasse, il illustre également de par son bâtiment un fabuleux exemple de l’héritage architectural du Marais. Au milieu du 18ème siècle Jean François de Guénégaud de Brosses, secrétaire du Roi, disposant de moyens colossaux, confia à François Mansart le soin de lui construire deux demeures devant répondre à ses exigences.

Aujourd’hui, le Musée de la Chasse et de la Nature (Hôtel de Guénégaud), est le dernier des projets de l’architecte à avoir été préservé. Le processus de restauration fut radical et extrêmement soigné. Seule l’ossature du bâtiment fut préservée afin de permettre ensuite un aménagement de l’espace en phase avec la collection : un rêve rare et précieux pour tout conservateur. Des teintures des rideaux, au parquet, aux plafonds à caissons, tout l’aménagement intérieur est nouveau. Et pourtant, rien ne jure. Il en va ainsi par exemple de la teinte choisie pour les couleurs des armatures et châssis extérieurs des fenêtres d’un bleu vif surprenant, à premier abord, mais qui a été découverte après avoir décapé 17 couches accumulés au cours des quatre siècles précédents ; la restauration entreprise est un hommage à la tradition du passé et propulse le bâtiment avec élégance dans le présent et l’avenir.

Musée de la chasse et de la Nature, 60, rue des Archives Paris 75003
Fermé le lundi - Métro Rambuteau – tel 01 53 01 92 40
www.chassenature.org

 La Maison de Victor Hugo

L’hôtel de Rohan-Guemenée fut construit sur l’emplacement du parc des tournelles par Isaac Arnauld, le conseiller du Roi et administrateur des finances qui se vit attribuer le lot en 1605. En 1639, cette résidence devint la propriété de Louis Rohan, Prince de Guémenée et il resta dans sa famille jusqu’en 1784. Mis en vente, il fut alors acquis par Jacques Desmary, puis par la famille Léon de Saint Gilles en 1797. Il fut donné par ses descendants en 1873 à la ville de Paris qui en fit une école primaire. 

En 1832, lors de la répétition de la pièce de théâtre « Le Roi s’amuse », Victor Hugo s’établit Place Royale (aujourd’hui baptisée Place des Vosges) qui devint rapidement un lieu de rencontre très couru où ses nombreux amis tels que Charles Nordier ou Théophile Gautier aimaient se retrouver. Le 12 juillet 1832, Victor Hugo signa un contrat de location de l’appartement avec prise d’effet au 1er janvier 1833 comprenant un appartement au 2ème étage situé au 6 place Royale, une antichambre, une salle à manger, un atelier avec cuisine sur cour, plusieurs chambres dans une des ailes accessibles par un couloir, un petit escalier, 3 chambres de service et une cave. 

La visite de l’appartement d’une surface de 280 m2 présente trois périodes de la vie de Victor Hugo : Avant, pendant et après l’exil. L’antichambre évoque les années de jeunesse du poète, son mariage avec Adèle Faucher et la naissance de leur enfant. Le salon retrace les années au cour desquelles la famille vécut Place Royale. Dans cet appartement, Victor Hugo recevait ses nombreux amis, à la tête du mouvement romantique. 

Le salon chinois et la salle à manger, retraçant la période de l’exil, est d’inspiration moyenâgeuse. Ce décor fut conçu par Victor Hugo pour la maison de Juliette Drouet, sa maîtresse, à Guernesey. Les pièces révèlent les talents du poète pour la décoration intérieure tout en faisant écho au décor de la maison de Hauteville. Après la salle à manger, vous découvrirez une petite pièce qui était le bureau de Victor Hugo, présentant une sélection de photographies de l’atelier de Jersey (1852-1855), prises au début de l’exil du poète et d’Auguste Vacquerie.

 

Les pièces consacrées au retour d’exil de Victor Hugo, en 1870, illustrent le poète célébré par la 3ème République qui s’installa rue de Clichy, puis Avenue d’Eylau en 1878, avant d’être rebaptisée Avenue Victor Hugo en 1881. La dernière pièce de l’appartement, don de ses petits enfants, Georges et Jeanne, est une reconstitution fidèle de la chambre de Victor Hugo dans laquelle il mourut le 22 mai 1885. Victor Hugo s’installa dans cet appartement avec sa femme Adèle et ses quatre enfants à l’âge de 30 ans. Il avait déjà connu la fameuse « bataille d’Hernani » et était déjà célébré avec le succès de Notre Dame de Paris (1831). Il écrivit dans cet appartement Marie Tudor, Ruy Blas, Les Burgraves, les Chants du Crépuscule, les Voix intérieures, les Rayons et les Ombres, ainsi qu’une grande partie des Misérables, des Légendes et des Contemplations.

La maison de Victor Hugo reçoit plus de 120 000 visiteurs annuellement. Au cours des 3 dernières années, la fréquentation de ce lieu n’a cessé de croitre en dépit de périodes de fermeture au cours desquelles des aménagements furent réalisés. La rénovation comprend l’adjonction d’un espace d’accueil pour les groupes et un accès pour les personnes à mobilité réduite. Le 1er étage, présentant une disposition similaire à celle de l’appartement, a connu de nombreuses transformations, permettant la présentation d’expositions temporaires ou l’organisation d’événement de levée de fonds par exemple.

Remerciement à Constance Allard et Marion Legay pour leur contribution. 

Maison de Victor Hugo
6 place des Vosges 75004
Métro : Saint Paul ou Bastille
Tel 01 42 72 10 16
Ouverture : 10 : 00 – 17 : 40 tous les jours sauf le lundi

Le Musée des Arts et Métiers

Situé dans une ancienne abbaye de Saint Martin des Champs, le Conservatoire des Arts et Métiers fut fondé pendant la révolution française. Entièrement rénové en 2000 par Bernard Fonquernie, Architecte en chef des Monuments historiques, il est devenu un musée majeur dédié au génie humain. Vous pourrez même y découvrir dans l’ancienne chapelle, des avions et voitures en suspension dans les airs !

La collection permanente permet de voyager à travers les techniques anciennes et actuelles. La collection s’organise autour de 7 pôles distincts : instruments scientifiques, matériaux, construction, consommation, énergie, mécanique et les transports.

Au sein de chaque département, l’évolution est présentée de façon chronologique. Parmi les nombreux objets d’art, d’artisanat et d’horlogerie, vous pourrez également découvrir une réplique de la statue de la liberté ainsi qu’un modèle originale du pendule de Foucault. N’hésitez pas à faire une pause au café – restaurant, ouvert l’été sur une terrasse aérée. 

Accès :
Musée des Arts et Métiers
60, rue Reaumur 75003 Paris
Métro : Arts et Métiers

Horaires : 
Mardi Dimanche :10 : 00 - 18 : 00
Jeudi : 10 :00 - 21 :30 - Fermé les lundi 
Librairie : ouverture identique à celle du Musée
Le département « photographique » est ouvert sur rendez-vous uniquement.

Web site :
www.arts-et-metiers.net

 La Maison Européenne de la Photographie

Le bâtiment abritant le Musée, situé au 82 rue François Miron, fut construit en 1706 pour Hénault de Cantobre, percepteur des impôts et est un parfait exemple de l’architecture classique du 18ème siècle. La demeure a appartenu à la famille Gayet jusqu’à la Révolution, puis fut cédée en 1792 à Antoine Pezet de Corval , qui la revendit en 1793 à Didier de la Borne. Les descendants de ce dernier la conservèrent jusqu’en 1842. Plus tard, elle devenait la propriété de la famille du commandant Cohas jusqu’en 1914. Depuis, le bâtiment est devenu la propriété de la ville de Paris. La façade sur rue, les ferronneries et l’escalier furent inscrits au registre des monuments historiques. Un important travail de rénovation intérieur fut entrepris.

En 1988, la ville de Paris choisit l’Hôtel de Camtobre pour abriter la Maison  de la Photographie Européenne de la Photo. Afin de permettre à ce bâtiment d’accueillir cette institution culturelle majeure et la rendre compatible avec les besoins inhérents à sa destination, les architectes Bernard Deroeux et Olivier Foures furent choisis pour préparer une étude de faisabilité. 

Le cabinet d’architecte Yves Lion remporta le prix en 1990, permettant ainsi de préserver le charme et l’authenticité de ce bâtiment historique tout en facilitant la fluidité dans la circulation intérieure indispensable aux besoins d’une institution moderne. 

Situé au cœur du Paris historique, le Musée est un centre fondamental dédié à la photographie contemporaine, disposant d’un espace d’expositions, d’un auditorium, une large librairie, d’un lieu de projection de documents visuels avec une sélection de films et de photographies. Cette institution a été conçue de façon à permettre l’accès au public des 3 formes photographiques : exposition de photos, les éditions et les films. 

Les amateurs de photos pourront ainsi sur 3 niveaux d’expositions, découvrir la collection permanente riche de nombreux clichés des plus grands photographes ayant influencés la photographie mondiale, tel que Robert Frank, Joseph Koudelka, Raymond Depardon, ou Martin Parr. Une galerie entière est consacrée à Irving Penn, l’un des photographes les plus réputés de la seconde moitié du 20ème siècle. 

Les expositions temporaires concernent aussi bien la photo de mode que la photo journalistique ou la photo d’art. Des rétrospectives monographiques sont également proposées. 

MEP- Maison de la Photographie Européenne
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00
Fax : 01 44 78 75 15
www.mep-fr.org

Ouvert tous les jours de 11 h à 20 h, à l’exception du lundi, mardi et jours fériés.
Billetterie ouverte jusqu’à 19h30

MUSÉE DE LA POUPÉE

Le musée de la poupée, lieu d’émerveillement, de découverte ou nostalgique, présente une collection unique de près de 500 poupées de 1800 à nos jours, qui enchantera enfants et adultes.

Le musée de la poupée, ouvert en juin 1994, au cœur du Marais, entre le centre Pompidou et le Musée de l’Histoire juive. Il est à proximité immédiate de la station de métro Rambuteau et ses fenêtres donnent sur le parc public de saint Aignan, réaménagé dans l’esprit du « jardin à la française » du 17ème siècle.

Près de 500 poupées, des plus anciennes datant des années 1800 aux plus récentes, en porcelaine et autres matériaux, sont présentées dans des décors et situations diverses.

Les poupées sont présentées chronologiquement et permettent d’apprécier l’évolution des jouets à travers les décennies : leur morphologie, les matériaux utilisés, les fonctions et leur rôle éducatif…. Sous le second empire, pour la première fois, les poupées représentent la morphologie des « ladies ». Ces « lady-dolls », particulièrement raffinées, possédaient des trousseaux et accessoires remarquables, reflétant la mode de leur époque. A l’origine en bois, elles avaient le visage en porcelaine et le corps en bois ou/et cuir.
En 1878, un nouveau type de poupée apparaît à l’exposition universelle de Paris de 1878. Les têtes en porcelaine de « bébé », poupées pour les enfants de 3 à 12 ans. La naissance de « poupée-bébé » a contribué au développement international de la poupée française et de l’industrie du jouet.

En 1899, les plus importants fabricants de poupées s’associent au sein de la SFBJ – Société Française de Fabrication de Bébés et Jouets afin de lutter contre la compétition étrangère, essentiellement allemande. La production de la SFBJ a connu un développement exceptionnel avec l’apparition de « bébé de caractère » aux visages expressifs et au corps d’enfants, voir de nouveaux nés. Pendant les années 1930, de nouveaux matériaux furent expérimentés, tel que le celluloïd, le papier-mâché, les étoffes, le feutre…
Parallèlement, une nouvelle morphologie des poupées se développe sur le marché : le corps souple de bébé représentant un nouveau-né avec une tête disproportionnée et aux yeux clignotant, particulièrement réaliste.
Des magazines pour enfants tels que « La semaine de Suzette » proposaient des trousseaux à confectionner ou à acheter selon les patrons fournis par les magazines.

Au cours de la 2ème moitié du 20ème siècle, de nouveaux matériaux apparaissent dans l’industrie des poupées et les modèles se diversifient : poupées classiques, bébés, bébés souples, caricatures, humoristiques. Parmi les entreprises les plus actives de l’époque, notons Raynal, Petitcollin, Nobel, Urika, Maréchal… Celles imposant de nouveaux matériaux plastiques sont Bella, Bégé, Clodry puis plus tard Corolle… En 1951, le magazine « Modes et Travaux » vendit ses propres poupées avec des accessoires différents tous les mois. Les collectionneurs sont toujours fans de Françoise, Michèle et d’autres…
Le musée de la Poupée propose également un hôpital pour poupée (atelier de restauration) pour les modèles les plus précieux. N’hésitez pas à apporter votre modèle préféré, qu’il soit en porcelaine, celluloïd ou rhodoïd…  ou votre ours en peluche pour des restaurations mineures.

 

Musée de la poupée
Impasse Berthaud – près du 22 rue Beaubourg 75003

Paris Métro : Rambuteau
Parking voiture : Rambuteau
Accès handicapé - Label : handicap et tourisme

Tel : 01 42 72 73 11
Fax : 01 44 54 04 48

musee.poupee@noos.fr
boutique.musee@noos.fr

 

Exposition Ethnies du 1er février au 22 juin 2013

A partir du constat  selon lequel la poupée n'est pas exclusivement réservée aux enfants , le musée de la poupée, voué depuis sa création à la préservation et à la diffusion de poupées-jouets, aborde le sujet des poupées ethniques pour sa toute nouvelle exposition, qui débutera le 1er février 2013. Une fois n’est pas coutume, les pièces exposées au public proviennent d’une collection privée. Plus de 1000 poupées, représentant plus de 150 pays différents, prendront place dans la totalité des 65 vitrines du musée jusqu’au 22 juin 2013. Pour accueillir dignement cette collection unique, le musée a retiré pour quelques mois ses collections permanentes, afin d’articuler le parcours de l’exposition en 6 salles.

A l'origine de cette collection exceptionnelle, une femme inouie qui a vécu une dimension de voyage hors du commun. Sur plus de 50 ans de périples aux quatre coins de la planète, Micha a choisi avec discernement et bienveillance des poupées qui lui rappellent les us et les coutumes des pays qu’elle a visités ainsi que ceux où elle ne s’est jamais rendue. C’est ainsi que, au fil des décennies, un fonds exceptionnel a vu le jour.

A découvrir pour petits et grands au Musée de la poupée de 10h à 18h jusqu'au 22 juin. Impasse Berthaud 75003 Paris - métro Rambuteau.

 

http://www.parismarais.com/fr/hotels-du-marais/hotels-de-caractere/grand-hotel-malher.html