RESERVEZ VOTRE HOTEL DU MARAIS

Associations Juives de France

L’Union des Etudiants Juifs de France créée une campagne de communication dédiée à la mémoire des enfants déportés dans le Marais.

Entre 1942 et 1944, plus de 6000 enfants furent arrêtés à Paris. Tout récemment, dans la nuit du 26 au 27 Janvier 2020, des membres de l’UEJF (l’Union des Etudiants Juifs de France) parcoururent la capitale pour y afficher les noms de ces enfants déportés, sur les lieux de leurs anciennes adresses.

A travers cette campagne de sensibilisation, les Parisiens purent se rendre compte de l’ampleur des rafles, notamment dans l’Est de Paris et le quartier du Marais. La date est particulièrement symbolique puisque les plaques leur rendant hommage furent apposées à l’occasion du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz et le jour de l’inauguration par le Président Emmanuel Macron,  du « Mur des noms » au Mémorial de la Shoah où l’on retrouve les noms des 76.000 Juifs déportés de France.

Pour cela, l’association s’est appuyée sur le lourd travail de recensement des Klarsfeld, époux militants qui ont consacré leur vie à traquer les nazis et à lutter contre l’antisémitisme.

Selon Noémie Madar, la Présidente de l’UEJF  « Ce travail de mémoire est nécessaire pour que l’oubli ne permette pas à la parole de haine raciste et antisémite de se développer de nouveau, 75 ans après l’horreur. »

Dans un contexte de recrudescence des actes antisémites en France, cette campagne nous rappelle l’importance du devoir de mémoire.

uejf.org

 

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme - Hôtel de Saint-Aignan 71-75 Rue du Temple, Paris, France 01 53 01 86 53 Rambuteau https://www.mahj.org/fr https://fr-fr.facebook.com/mahjparis/

Vers 1580, Henri de Mesmes, Seigneur de Roissy s’était porté acquéreur de plusieurs maisons à l’emplacement desquelles il avait fait bâtir l’hôtel de Roissy. Le premier de ses petits-fils, Henri, reçu l’hôtel de Montmorency en héritage (au numéro 62, aujourd’hui disparu). Le second, Claude de Mesmes, comte d’Avaux, fut diplomate pour le compte du Cardinal de Richelieu. Il devint ensuite surintendant des Finances de Mazarin avant d’être envoyé comme plénipotentiaire de France pour la conclusion des traités de Westphalie (1648). 

Claude confia à Pierre le Muet, architecte du roi, connu pour sa Manière de bâtir pour toutes sortes de personnes (1623), qui fit ériger un somptueux hôtel entre cour et jardin. La demeure fut bâtie entre 1644 et 1647 sur une parcelle pour le moins irrégulière. Le corps de logis en retrait fait place à une grande cour. Une aile en retour à droite fait face à un mur renard qui masque un pan de l’ancienne enceinte de Philipe Auguste (muraille de Paris). Le portail laisse apparaitre quatre têtes d’hommes ailées, appelées têtes d’Indiens. Les quatre façades sont chacune surmontées d’un écusson aux armes d’Avaux (Claude de Mesmes).

L’hôtel est acheté en 1688 par Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, ministre d’Etat et gendre de Colbert. Il fait aménager la galerie en appartements et confie l’entretien des jardins à André Le Nôtre, rendu célèbre pour l’aménagement du parc et des jardins du château de Versailles. En 1792, suite à la Révolution, l’hôtel est saisit et mis sous séquestre. L’endroit abrite le siège de la 7e municipalité en 1795 puis la mairie du 7e arrondissement de 1806 à 1823 avant d’être dénaturé au cours du XIXe siècle par des activités commerciales. La distribution intérieure, notamment, fut modifiée par l’ajout d’étages supplémentaires et des artisans juifs immigrés d’Europe de l’Est d’y prendre leurs quartiers. Les grandes rafles de 1942 seront responsables de l’arrestation, de la déportation et de l’assassinat de treize habitants juifs de l’hôtel.

Acquis en 1962 par la Ville de Paris, l’hôtel fut classé l’année suivante. Deux campagnes successives de travaux de restauration eurent pour objectif de rendre au bâti son aspect d’antan.  En 1998, à l’initiative de Jacques Chirac, l’hôtel est désigné pour héberger le musée d’Art et d’Histoire du judaïsme. Celui-ci retrace l’histoire des communautés juives, particulièrement en France, en Europe et en Afrique du Nord.

Votre avis pour Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme - Hôtel de Saint-Aignan / Aucune note
Ajouter un commentaire (Les espaces ci dessous sont destinés uniquement à vos avis sur cet établissement, aucune réponse ne vous sera retournée)
Voter :
Vous devez attribuer une note

RESERVEZ VOTRE HOTEL AU MEILLEUR PRIX