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Les clefs d'Or

Le Marais à la LibérationLe Marais à la Libération

PARIS LIBÉRÉ, PARIS PHOTOGRAPHIÉ, PARIS EXPOSÉ 

Exposition au Musée Carnavalet jusqu' au 8 février 2015.

"L'Hôtel de Ville, bastion de la liberté"

                

 
A l'occasion du 70e anniversaire de la libération de Paris et dans le cadre du Mois de la Photographie, le musée Carnavalet présente l'exposition « Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé ». L'exposition originale, inaugurée le 11 novembre 1944, est réalisée sur le vif par le conservateur du musée et résistant, François Boucher. Celui-ci désire « réunir les documents indispensables à l'historien de l'avenir». Il lance des appels dans la presse, sollicite des institutions et rassemble sans distinction faite, des photos d’amateurs et de professionnels. L'exposition 2014 présente les images de 1944 composées des photographies de Robert Doisneau, René Zuber, Jean Séeberger qui faisaient déjà parti du fond du musée. Les clichés mettent en lumière les divergences entre la représentation voulue et réelle de la libération de Paris. Quelques clichés de Roger Shall, acquis dans les années 70 et 80, viennent compléter l'impressionnante collection.
 
Il y a soixante- dix ans la propagande fait rage. Les clichés éclipsent femmes, combattants étrangers et formatent l’imaginaire collectif grâce à la représentation du « héros romantique », un homme jeune, vaillant, arme au poing. Une construction fantasmatique et romanesque. Paris était surnommé «  la ville désarmée » en raison de son approvisionnement très pauvre en armes à feu, soit 500 fusils et 800 revolvers parachutés par la résistance en banlieue parisienne. Le patriotisme est poussé à son paroxysme, et seul « le Paris libéré » est retracé et commenté. Le message est clair: Paris s’est libéré par ses propres moyens. 

Le parcours de l’exposition est conçu de manière chronologique. Le quotidien des parisiens sous l’occupation est dévoilé, ainsi que le préambule de l’insurrection. A cette période Paris fulmine. Le peuple est actif et uni dans l’élaboration d’une guérilla urbaine. Les arbres tombent, les balles fusent, les sacs s’entassent pour construire des barricades. Le peuple est animé par la volonté de rompre avec l’ordre établi. L’insurrection est amorcée. Les femmes sont relayées au second plan. Elles sont infirmières et dispensent des soins à leur peuple. La mise en scène est volontaire, pittoresque.  Des clichés extrêmement rares témoignent d’une violence omniprésente. La milice s’installe à Paris en janvier 1944 à l’angle des rues Châteaudun et Peletier. Crainte en raison de ses assassinats et séances de torture, elle traque les réfractaires et les stigmatisés. De rares photos évoquent la spoliation commise à l’encontre des juifs.

La tonte est également abordée. Nombre de femmes et d’hommes suspectés d’avoir collaboré sont tondus en place publique, et finiront purement et simplement exécutés. L’arrivée de la 2e Division blindée du général Leclerc, suivie de la  reddition allemande rédigée à la préfecture de police par le général Von Choltitz insufflent un sentiment de gaité sur les visages du peuple parisien. L’Hôtel de  Ville sera le bastion de la liberté où de Gaulle prononcera son discours mémorable. Il circulera, triomphant et porté en héros, dans les rues de Paris, descendant les Champs- Elysées jusqu'à Notre Dame. Le 29 août, les troupes américaines défilent et séduisent la population française, fascinée.

Les focus sur les photographes célèbres et sur leurs conditions d’exercices amènent les visiteurs à méditer sur la fabrication de l’histoire par la production de l’image. Stéphane Thidet, diplômé de l'Ecole nationale supérieure des beaux arts rappelle à juste titre que la photographie « ôte à la mémoire toute possibilité de mutation, de déformation, d'évolution. Elle remplace le souvenir, elle devient souvenir. »

C'est à cela que ressemblait le Marais juste après la Guerre, le bâti était passablement endommagé et certains architectes dont le fameux Le Corbusier envisageaient même de raser le quartier et d'y construire des barres d'immeubles. Une telle hérésie a pu être évitée de justesse.

Par Pierre Gautrand,

Remerciements au Musée Carnavalet, à Catherine Tambrun, commissaire de l'exposition, et André Arden, attaché de presse.

 

Aujourd'hui le musée Carnavalet (musée historique de la ville de Paris) est un havre de paix et une source de mémoire continue pour l'histoire de Paris depuis l'époque romaine jusqu'a nos jours. 
                                                                                                                                                                                                                                                                                               Obtenir Adobe Flash Player                                          
 
 

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