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Les clefs d'Or

Le libertinage à la cour des Rois de France

Au sein de la cour royale, l'aristocratie se réjouit des plaisirs de la vie, des frivolités que lui offre la cour. Durant cette période, le libertinage se développe et les scandales sur l'homosexualité ou la bisexualité de certains rois apparaissent. Au XVIème siècle, le libertinage n'est alors qu’intellectuel. Ce n'est véritablement qu'au XVIIème siècle, considéré comme siècle des Saints, mais aussi comme siècle du libertinage que le mouvement se développe.

Chez la noblesse et la cour, le libertinage va bien au delà de ça, avec l'idée subversive d'affranchissement face à la religion, une véritable volonté de provoquer et de contester la religion. La cour royale, située encore à cette époque, dans le Marais, a accueilli au sein de ces murs, des rois connus pour leurs déboires amoureux, mais aussi pour être des hommes à femmes ou homosexuels. Autour de 1665, l'entourage de Louis XIV comporte de nombreux jeunes nobles qui s'adonnent aux joies du libertinage. Monsieur, frère du roi Louis XIV était bien connu pour son penchant pour les hommes.

Au cours du XVIIIème siècle, le libertinage se confond avec une morale dévergondée. Elle va peu à peu évoluer vers un mouvement libertin, toujours intellectuel, mais plus tourné vers la morale, vers la liberté individuelle. Pour certains, la liberté des mœurs est en lien direct avec la liberté de pensée. Au sein de l'aristocratie, on aperçoit le rejet des idées traditionnelles basées sur la vertu en se tournant vers les plaisirs spirituels, matériels et sensuels.

À partir de la Régence qui succède au règne de Louis XIV, le libertinage de mœurs, c'est à dire la liberté d'agir et d'aimer, connaît un essor important alors que les Lumières reprennent les préceptes de la libre pensée. Les mœurs amoureuses deviennent un jeu érotique basé sur la séduction.

Henri III: (1551-1589)

Henri III, fils de Henri II et Catherine de Médicis, épouse Louise de Lorraine, qu'il choisit pour son intelligence et sa beauté plutôt que par intérêt, comme pour la plupart des mariages royaux. Mais cela ne l'empêche pas d'avoir des aventures de passage avec de nombreuses belles jeunes femmes. Cependant Louise de Lorraine et sa mère, Catherine de Médicis, arrivent à convaincre le roi d'arrêter les conquêtes au sein du palais royal. Il entretient par la suite des relations plus discrètes, hors du palais, dans les hôtels particuliers parisiens. Ses fréquentations assidues lui auraient d'ailleurs valu quelques maladies telles que la syphilis.

Henri III et ses mignons

Mais ce sont les rumeurs quant à sa potentielle homosexualité qui aura le plus marquée le règne de Henri III. Le diplomate savoyard Lucinge, évoque la préférence du roi pour la gente masculine. Le  roi semble trop raffiné pour son époque et son entourage proche composé essentiellement de ses "mignons", terme employé dès le XVème siècle pour désigner les favoris du roi, ne fait qu'attiser les rumeurs et les commérages. Les nouvelles pratiques de la cour, le raffinement des costumes, l'entourage plus restreint du roi ont attiré la jalousie de certains nobles qui n'hésitent pas à colporter la rumeur de son attirance pour les hommes. Plusieurs œuvres montrent d'ailleurs des portraits d'hommes efféminés et grotesques pour représenter les mignons du roi. Cette image caricaturale du roi est assez répandue, utilisée par ses opposants qui tentent de le discréditer auprès du peuple français en s'appuyant sur l'ambiguïté sexuelle d'Henri III.

Henri IV: (1553-1610)

Le Marais doit la construction de la place royale, actuelle place des Vosges, au roi Henri IV, à l'époque ou le Marais était un lieu apprécié de l'aristocratie. Connu pour ses frasques amoureuses et sa luxure, le point faible d'Henri IV est sans nul doute les femmes, pour qui il pourrait remuer ciel et terre. En 1572, Henri de Navarre est marié à Marguerite  de Valois avec pour but de réconcilier catholiques et protestants. Les deux époux s'entendent et chacun d'eux prend amants et maitresses.  Henri IV, grand amateur de femmes, court  aussi bien après les dames de la cour que les paysannes. Des tensions apparaissent au sein du couple et il s'entiche de Diane d'Andoin en 1583, alors que sa femme est chassée de la cour de France. Fou amoureux, elle devient sa conseillère et lui vient en aide financièrement. Pourtant, il ne peut s'empêcher d'aller voir ses nombreuses maîtresses dont une avec qui il aura un fils. Il vit par la suite d'autres relations dont celle avec Gabrielle d'Estrées, à qui il offre de nombreuses richesses, jusqu'à sa dernière relation avec Charlotte de Montgomery pour qui il aurait pu déclencher une guerre.

Louis XIII: (1601-1643)

Louis XIII est aussi un roi connu pour ses relations ambiguës avec d'autres hommes malgré son amour profond pour les femmes. Le roi, fils d'Henri IV, ne supporte plus la vue des nombreuses maîtresses de son père. Lorsque que le jeune Louis, âgé de 9 ans prend la place d'Henri IV après son assassinat en 1610, il se serait tourné vers le fauconnier Charles de Luynes, plus âgé que lui, avec qui il aurait entamé une relation. Leur relation est ambiguë, devenu l'un de ses favoris, les rumeurs disent qu'il aurait initié Louis XIII aux plaisirs charnels et leur relation ne se termine qu'à la mort de Charles, en 1621. Il aurait entamé par la suite une nouvelle relation avec le marquis de Cinq-Mars, le nouveau favori du roi, choisit par le Cardinal de Richelieu.

La femme entre les deux âges (école de Fontainebleau, vers 1575)

Il accomplit cependant son devoir conjugal avec Anne d’Autriche et donne naissance à Louis XIV, en 1638. Après cela, le roi ne veut plus entendre parler de relations intimes avec des femmes et entend bien vivre comme il lui plaira. La compagnie du marquis de Cinq-Mars lui devient indispensable mais celui ci est partagé entre ces relations avec ses nombreuses maîtresses. Des tensions apparaissent entre les deux amants et Louis XIII n'aura pas d'autre choix que de faire arrêter le marquis pour trahison, lorsque ce dernier prend part au projet d'assassinat du Cardinal.

Certainement par peur que les relations sexuelles avec le roi ne soient exposées au grand jour, le Marquis est décapité sur le champ, au grand dam de Louis XIII.

Sous Louis XIV, la prostitution dans les bois aux alentours du château de Versailles est telle que de nombreux ouvriers tombent malades, affectés par des maladies sexuelles, ralentissant la construction du château. Après des menaces et des interdictions émanant du roi, la prostitution se déplace dans les hôtels particuliers parisiens.

Louis XV: (1710-1774)

François Boucher, Les charmes de la vie champêtre, vers 1740 © Rmn-Grand Palais (musée du Louvre)

Le roi apprécie les femmes en quantité, contrairement à Louis XIV qui aime véritablement les femmes. Cependant, il rencontre Mme de Pompadour, une dame dotée d'un grand esprit. Elle devient sa maitresse officielle en 1745. Elle bénéficie du titre de Marquise  et influe quelques peu sur la politique du roi. Leur passion se transforme au fil des années en amitié et elle créé le Parc-aux-cerfs où des jeunes filles sont élevées pour finir dans le lit du roi.

Ce dernier, de plus en plus effrayé par les maladies, plutôt que de renoncer aux plaisirs charnels, préfère prendre les filles de plus en plus jeunes. Les orgies continuent avec Mme du Barry, devenue Marquise par la suite et qui s'est ingénieusement retrouvée dans le lit du roi. Elle organise des dîners où les convives choisissent un nouveau partenaire au fil du repas.

Marie-Louise O'Murphy, la petite maîtresse du roi Louis XV

Lors de la Régence (1715-1723), la pensée épicurienne se diffuse, se mélangeant au mouvement libertin. La noblesse tombe dans l'excès et a le sentiment d'avoir besoin de profiter de tous les plaisirs de la vie. Bien entendu, les gens du peuple ne participent pas à ces excès, seule l'aristocratie se le permet. Le peuple souffre mais à la cour, la débauche est totale.

Ce n'est que lorsque Louis XV arrive à Versailles vers 1722, que les choses reviennent peu à peu dans l'ordre. La cour ne sort de toute cette frivolité que sous le règne de Louis XVI. En effet, il est peu porté sur le sexe, du fait, certainement à une malformation sexuelle. Seule son épouse délaissée, Marie-Antoinette d'Autriche, se permet quelques aventures.

Texte de Axelle Perrot

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