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City break: Quoi de neuf à l'Est?

Photos by Richard Nahem

A 1h20 de Paris en TGV, destination culturelle et écofriendly cet été à Metz, capitale de la Lorraine! A peine descendu de votre train, vous voici immédiatement dépaysé et immergé dans un caléidoscope architectural avec la découverte hallucinante de la spectaculaire gare de Metz au style néoroman rhénan, emblématique du quartier impérial conçue par l'Empereur Guillaume II, au cours de la période 1870-1918.

 

 

 

 

Sa façade de plus de 300 m de long a une allure de cathédrale de l'industrie. Elle a récemment servi de cadre, pour la petite histoire, à un très beau clip publicitaire "Dior". C'est incontestablement l'un des autres fleurons de l'architecture messine qui convoite son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.

 



En empruntant une passerelle à la sortie de la gare, vous accédez directement, en moins de 2 minutes,  aux 21ème siècle en découvrant un édifice aux tons clairs et lumineux, puissant et léger à la fois, à l'architecture traduisant "l'ouverture, le brassage des cultures et le bien-être, dans une relation immédiate et sensorielle avec l'environnement" dixit Shigeru Ban et Jean de Gastines, architectes du Centre Pompidou- Metz: Rendez-vous au Centre Pompidou - Metz, inauguré en mai 2010 et admirez jusqu'au  24 septembre 2012 une très riche exposition intitulée "1917".

 

 

 



Lieu de créations et d'expositions rivalisant avec les plus grandes institutions internationales, constituant à lui-seul une véritable oeuvre d'art, le Centre Pompidou-Metz s'adresse résolument à un public européen et international. 


Son architecture exerce sur le quartier de l'Amphithéatre, où il est implanté, un impact architectural similaire à celui déclenché dans les années 1970 à Paris sur le quartier Beaubourg par l'oeuvre de Renzo Piano et Richard Rogers.


Il constitue la première décentralisation d'une grande institution culturelle nationale (le Centre Pompidou), et développe de façon autonome sa propre programmation  en puisant notamment dans la plus importante collection d'art moderne et contemporain en Europe constituée de plus de 65 000 oeuvres.

Après une exposition inaugurale au succès retentissant sobrement intitulée "chefs-d'oeuvres", il a été possible en 2011 de découvrir le travail de d'Erwan et Ronan Bouroullec, designer français, celui de Erre, de Daniel Buren, ou de Sol Lewitt.

Cet été encore, la programmation du Centre Pompidou -Metz vaut vraiment le détour avec cette exposition qui questionne la création artistique en temps de guerre, à l'échelle de cette année "1917" au cours de laquelle le monde s'enlise dans un conflit dévastateur.

 


 


Installé dans cette région profondément marquée par la première guerre mondiale, le Centre Pompidou - Metz préfigure naturellement les commémorations du centenaire du conflit en ouvrant ses espaces à 1917.

 

 

Cette exposition est possible grâce à des partenariats et de nombreux prêts exceptionnels d'oeuvres provenant des plus grandes institutions culturelles internationales, au premier rang desquelles le Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, le musée des armée (Paris) ou l'Imperial War museum (Londres) ainsi que des prêts de collections privées.


Cette année 1917 se caractérise par une extrême diversité de productions culturelles et artistiques. A côtés des artistes majeurs (notamment Pablo Picasso et sa plus grande oeuvre qui n'avait pas été montrée depuis plus de 20 ans - rideau de scène du Ballet "Parade"), est présentée, ce qui relève de "l'art des tranchées". Ces oeuvres constituent un temps fort de l'exposition.

 

 

A cela s'ajoute évidemment les artistes missionnés sur le front pour enregistrer les faits et rapporter des images du conflit.
L'exposition est scandée en deux temps.
La première galerie interroge la distance des artistes par rapport aux évènements illustrant une très grande diversité de réactions des créateurs face aux évènements de l'année 1917. Dans cette première galerie, en forme de tranchée, la mort est omniprésente.

 

 


 

Sa représentation prend des formes très variées. Certains, tout en étant horrifiés, sont également fascinés par le côté spectaculaire de la guerre. C'est  le cas pour Augusto Giacometti dans « Nuit d'Eté »…


Sont présentés dans cette section différents lieux de créations artistiques avant-gardistes à travers l'Europe, tel que Leyde, Ferrare, Moscou et bien sûr, Zurich. C'est à Zurich que s'établit dès 1916 une importante communauté intellectuelle et littéraire autour du poète allemand Hugo Ball et où est apparu le mouvement Dada à l'initiative de Tristan Tzara. Le dadaisme semble incarner un "esprit" qui préexiste un peu partout dans le monde à cette époque. C'est dans ce contexte que le fameux ready made de Marcel Duchamp, baptisé Fontaine, est présenté en 1917 à la Société des artistes indépendants de New York. Cet esprit dada, clamant son dégout pour la guerre, essaimera un peu partout dans le monde dans les années1920.

 



Dans un autre registre, c'est également en 1917 qu'apparait à Leyde (pays bas) la fameuse revue De Stijl qui sera la tribune de l'une des avant-gardes la plus active et influente de l'Europe, avec comme fondateur Piet Mondrian et Van Doesburg notamment. Le style De Stijl a marqué l'art et l'architecture du 20ème siècle et fait de nombreux émules en Europe et aux Etats-Unis.


Un autre de lieu de création majeure en Europe existe à cette époque à Ferrare, en Italie avec la naissance de la peinture métaphysique grâce à Giorgo De Chirico. (Grand intérieur métaphysique, 1917).

 

 

Enfin à la même époque, Moscou, en proie aux affres de la révolution, est un lieu de création majeure où éclosent également les avant -gardes avec Kasimir Malevitch et Vladmir Tatline.


La seconde partie de l'exposition, présentée dans la grande nef, s'articule autour d'une grande spirale, symbole du tourbillon (intérieur et extérieur) engendré par la guerre. La représentation des blessures y est omniprésente ainsi que la figure de l'arlequin, symbole du travestissement et de la modification des apparences.

 


Sont présentés des moulages de gueules cassées et les portraits d'Henry Tronks (docteur et admirable dessinateur). Les dessins d'Otto Dix et ses représentations "assaut sous le gaz" correspondent également au développement des premiers assauts aux gaz sur les champs de batailles. Effrayant!

 



Parallèlement à ces tragiques représentations, apparait également un "art des tranchées". En 1917, la guerre s'enlisant dans un lent et meurtrier conflit de position, les soldats trouvèrent dans la création d'objets une précieuse échappatoire. A remarquer l'oeuvre de Jean Jacques Lebel " Hommage aux poilus, 2012".


En décalage avec cet accrochage est exposé le fameux rideau de scène peint par Pablo Picasso présenté en 1917 au Théatre du Chatelet pour la pièce collective "parade" créée par Erick Satie pour la musique et Jean Cocteau pour le livret.

 

 

Cette oeuvre fit scandale à l'époque, perçue comme une provocation car elle affichait en plein conflit mondial, une légèreté totalement assumée. Pourtant cette oeuvre fut sur le plan musical très novatrice et marqua le prélude à l'esprit nouveau des années folles qui allaient éclore en Occident après la seconde guerre mondiale... Cette pièce constitue un  chef - d'oeuvre des collections Pompidou aux dimensions impressionnantes.


Après cette très riche exposition, dirigez vous à pied vers le coeur historique de la ville, où de nombreuses autres merveilles vous attendent telles que l'ancien arsenal militaire réhabilité par Ricardo Bofill, l'opéra-théatre situé place de la comédie (le plus ancien théatre de France encore en activité), la chapelle des Templiers ou bien sûr, dans un autre registre, la Cathédrale située sur la place d'arme datant du 13ème et 16ème siècle et présentant une fabuleuse collection de vitraux, notamment  ceux de Marc Chagall dans  le déambulatoire.

 

 

 

 




Mais peut être, aurez vous envie de flâner tout simplement dans les rues, ruelles et parcs de Metz.... Avec ses 40 m2 d'espaces verts par habitant, Metz est le berceau de l'écologie urbaine, initiée par jean Marie Pelt dans les années 1970, la ville ayant pour objectif d'être 100% cyclable d'ici 2020. Jusqu'au 14 octobre, partez à la découverte de  l"art dans les jardins"; cette exposition chemine au long d'un parcours passant par le Jardin botanique, l'Arsenal et le Cloitre des Récollets.

 

 

Appréciez ces créations d'artistes venant fleurir les jardins messins lors d'une promenade estivale.
Pour d'autres précisions, n'hésitez pas à vous rendre à l'Office du Tourisme situé Place d'Arme où une équipe charmante vous fera découvrir les secrets de cette ville accueillante.

 

Arnaud Sellier reporting.

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